L’essentiel par Elinor Ostrom

Elinor OstromPrix Nobel d’économie 2009

Une vision sur son travail : Chercheur en politologie, OSTROM propose une approche institutionnelle de la gouvernance des biens communs ; (approche caractérisée par son accord avec les théories économiques néolibérales). Cette approche présente l’avantage d’exiger l’analyse exhaustive du champ de la recherche, en particulier, de la complexité née des interactions entre toutes les variables, qualitatives et quantitatives. A priori, cette approche négligera les apports de l’analyse systémique (au vrai, je la soupçonne de ne pas maîtriser la technique comptable, même si elle parle à bon escient de variables de stock et de variable de flux) et l’utilisation de représentations mathématiques qui permettent de valider l’analyse ; par exemple les mathématiques des fractales (alors qu’il paraît possible de comprendre la complexité institutionnelle par une représentation fractale) ; ou aussi les mathématiques du chaos qui permettraient de définir les règles institutionnelles comme des attracteurs des systèmes géographiques locaux soumis à 3 et plus variables structurantes.

Ainsi les institutions organisant les biens communs apparaissent comme une modalité intéressante entre les  institutions organisant les biens publics et celles organisant les biens privés.

Source : http://www.la-garde-guerin.fr/index.php?post/2011/01/14/GOUVERNANCE-DES-BIENS-COMMUNS-ELINOR-OSTROM-CHAPITRE-2

Bernard Garrigues le vendredi, janvier 14 2011

 

Ni l’état ni le marché ne réussissent uniformément à permettre aux individus une utilisation productive à long terme des systèmes de ressources collectives.

La tragédie des biens communs symbolise la dégradation de l’environnement à laquelle il faut s’attendre dès le moment où plusieurs individus utilisent en commun une ressource limitée.

Aristote observa que « ce qui est commun au plus grand nombre fait l’objet des soins les moins attentifs. L’homme prend le plus grand soin de ce qui lui est propre, il a tendance à négliger ce qui lui est commun.

Le dilemme du prisonnier. Le paradoxe selon lequel des stratégies rationnelles individuelles conduisent à des résultats irrationnels sur le plan collectif semble défier la loi fondamentale en la capacité d’êtres humains rationnels à atteindre des résultats rationnels.

Olson exprime que l’individu qui ne peut être exclu de la jouissance des bénéfices d’un bien collectif, une fois que le bien est produit, n’est guère incité à contribuer volontairement à la fourniture de ce bien.

Les « passagers clandestins » ne prennent pas part à l’effort commun, et ont tendance à « resquiller »

Ohuls 51973) argue que les arguments en faveur d’un gouvernement aux pouvoirs coercitifs majeur sont irrésistibles.

Hardin : si l’on veut éviter la ruine dans un monde surpeuplé, les individus doivent être réceptifs à une force coercitive extérieure à leur psyché individuelle, un « Léviathan » » pour utiliser le terme de Hobbes.

Pour Heilbronner (1974) des « gouvernements de fer », peut être des régimes militaires, seraient nécessaires pour lutter contre les problèmes environnementaux.

Cette centralisation du contrôle repose sur des postulats en termes de pertinence de l’information, de capacités de surveillance, de fiabilité des sanctions et de coûts de gestion.

D’autres analystes des politiques, influencés par les mêmes modèles, ont invoqué en des termes tout aussi fort l’imposition de droits de propriété dès lors que les ressources sont possédées en commun.

Robert Smith suggère que le seul moyen d’éviter la tragédie des communs aux ressources naturelles et à la biodiversité est de mettre un terme au système de propriété commune en instaurant un système de droits de propriété privée.

Est souvent évoquée l’idée de l’imposition d’une solution par des acteurs externes.

Elinor Ostrom « je ne crois pas qu’il n’y ait qu’une seule solution à un seul problème, mais qu’il existe de nombreuses solutions pour faire face à des problèmes différents.

Il existe un jeu dans lequel les intervenants peuvent eux-mêmes conclure des accords contraignants en vue de s’engager dans une stratégie coopérative qu’ils élaboreront eux-mêmes.

 

Le temps peut être long : quelques mois, quelques années.

Ils déterminent leur propre contrat et demandent à l’autorité de ne faire appliquer que ce sur quoi il s sont tombés d’accord.

Si les parties emploient un arbitre privé, il aidera simplement à trouver les méthodes de résolution de conflit émanant d’un ensemble de règles de fonctionnement que les parties auront elles-mêmes entérinées.

Une clé est que les individus doivent avoir la capacité à communiquer les uns avec les autres, disposer de moyens destinés à développer la confiance, et être conscients qu’ils ont un avenir en commun. Il faudra lever les obstacles venant des individus puissants qui profitent de la situation actuelle, tandis que d’autres la subissent.

Même si des expériences démontrent que parfois l’organisation privée d’entreprises fournissant de l’électricité, les transports ou les services médicaux ont tendance à être plus efficace que les organisations gouvernementales, privatiser les ressources communes n’a pas forcément les mêmes résultats que privatiser une compagnie aérienne.

En outre l’affirmation que la régulation centrale est nécessaire ne nous dit rien sur la manière dont cette agence centralisée devrait être constituée.

Beaucoup d’organisations ont été construites sur des modèles issus des analyses de la tragédie des biens communs, pourtant les exemples d’entreprises auto-organisées abondent.

Sans une théorie adéquate de l’action collective auto-organisée, il n’est pas possible de prévoir ou d’expliquer quand des individus seront capables de résoudre un problème commun par la seule auto-organisation, pas plus qu’on ne peut commencer à établir avec précision quelles mesures, parmi un vaste ensemble de stratégies d’intervention, peuvent être efficaces pour contribuer à la résolution de problèmes particuliers.

Les décisions et actions des appropriateurs de ressources communes dans le cadre de l’appropriation et de la fourniture d’une ressource commune sont généralement celles d’individus rationnels se trouvant dans des situations complexes et incertaines.

Le choix par un individu du comportement qu’il adoptera dans une situation particulière dépendra de sa vison des avantages et coûts des actions et du rapport qu’il percevra entre ces derniers te les résultats, qui impliquent également un mélange de bénéfices et de coûts, ainsi que de sa manière de les évaluer et d’en tirer des enseignements.

La seule conclusion raisonnable à tirer des processus de découverte et de calcul mis en œuvre est que les appropriateurs s’engagent dans un important processus d’apprentissage par essais et erreurs.

Plus le temps passe, plus les problèmes liés à la fourniture et à l’appropriation des ressources communes prennent de l’ampleur. Les individus accordent moins de valeur à des bénéfices qu’ils s’attendent à recevoir dans un futur lointain qu’à ceux qu’ils obtiendront dans un futur immédiat.

Les normes comportementales reflètent la valeur que les individus accordent aux actions et stratégies considérées intrinsèquement te non en fonction de leurs conséquences immédiates. Lorsqu’un individu a fortement internalisé une norme liée, par exemple, au respect des promesses, il ressent de la honte et de la culpabilité quand une promesse personnelle n’a pas été tenue.

Les normes comportementales affectent la manière dont les alternatives sont perçues et considérées.

L’opportunisme est considéré comme « un intérêt personnel doublé de ruse » – Willimason 1975

Dans un environnement doté de normes strictes à l’encontre des comportements opportunistes, les appropriateurs seront moins méfiants quant aux dangers de l’opportunisme.

Actualisation : un appropriateur ne réagira pas de la même manière si l’unité de ressource correspond à une opportunité instantanée ou si des actions dans le temps sont nécessaires pour parvenir à la cueillir. Ostrom aboutit au constat que, dans les situations de ressources communes, les interactions entre appropriateurs vident le « principe de rationalité » de sens ; nous pouvons dire que, dans une telle situation, les actions des appropriateurs seront limitées à ce qui leur est rapidement possible (actualisation) au détriment de gains à long terme, voire à la valorisation d’un patrimoine. Faire ce qu’ils préfèrent parmi ce qui est possible. La mise au point de l’institution revient à tester tous les possibles.

Actualiser, c’est transformer une valeur future en valeur actuelle en tenant compte du fait que plus la durée séparant le futur du présent est longue plus la valeur actuelle se réduit. Le taux d’actualisation en matière de prêt, par exemple, correspond à l’intérêt

http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article60

Actualiser c’est transformer une valeur future en valeur actuelle en tenant compte du fait que plus la durée séparant le futur du présent est longue plus la valeur actuelle se réduit.

Posséder 1000 € aujourd’hui n’est pas équivalent à posséder 1000 € dans un an. S’il existe une forte incertitude sur ce qui peut se passer dans l’année, la valeur correspondant dans un an à 1000 € d’aujourd’hui est plus élevée que si l’année s’annonce sans souci avec une forte probabilité. Le risque réduit la valeur future parce qu’il la rend improbable.
Pour mesurer cet dépréciation liée au risque on raisonne comme pour un placement : en fait si les 1000 € étaient placés ils vaudraient en fin d’année 1000 € augmentés des intérêts servis sur le placement.
La méthode utilisée pour actualiser une valeur monétaire se déduit de ce qui précède :
si « VA » est la valeur actuelle et « VF » la valeur correspondante n années plus tard et si le taux d’intérêt (correspondant ici au taux d’actualisation) est « ra »

Plus le risque est grand et plus le taux d’actualisation est élevé, ce qui revient à dire que la valeur actuelle d’une recette future est d’autant plus faible que le taux d’actualisation est plus élevé.

actuelle d’une recette future est d’autant plus faible que le taux d’actualisation est plus élevé.

Ce calcul s’applique bien-entendu aux dépenses à venir et aux recettes futures.

Le taux d’actualisation est subjectif puisqu’il traduit la manière dont une personne appréhende le futur. Cependant, le taux d’actualisation des uns influence celui des autres, ou, pour le dire autrement, la manière dont une personne apprécie les risques est influencée par le comportement des autres. Si tous les chefs d’entreprise d’une même activité se lancent dans des programmes d’équipement parce qu’ils croient que la conjoncture est favorable alors il est « raisonnable » de faire comme eux.
Les changements de comportement, la variation du taux d’actualisation obéissent à des déterminants objectifs : les décideurs (privés ou publics) suivent les indicateurs conjoncturels fournis par les organismes de prévisions et ils en tiennent compte.
Mais, il arrive que l’influence des prévisions soient contrariée par un climat durable de morosité (ou au contraire, mais c’est plus rare, d’enthousiasme).

Une présentation animée proposée par Joachim Dornbusch sur son site « ecomultimedia » pour retrouver le principe de calcul des intérêts composés, tu taux d’actaulisation et du taux de rendement interne (TRI).

Quatre variables internes régissent les choix individuels : les bénéfices anticipés, les coûts anticipés, les normes internes et les taux d’actualisation.

Sur le plan empirique, nous savons que certains appropriateurs sont capables de s’organiser pour qu’existe une répartition équitable des biens produits, que les appropriateuts aient participé ou non, et que d’autres ne le sont pas. D’un point de vue théorique nous ne disposons aucune explication cu-ohérente de la raison pour laquelle certains réussissent et d’autres échouent.

Bernard Garrigues, synthèse de Ollstrom

Interdépendance, action indépendante et action collective

« Lorsque des appropriateurs agissent de manière indépendante dans le cadre d’une ressource commune produisant des unités de ressource peu abondante, les bénéfices nets totaux qu’ils obtiennent habituellement seront inférieurs à ce qui aurait pu être engrangé s’ils avaient coordonné leurs stratégies d’une manière ou d’une autre. » « Les appropriateurs de ressources communes ne sont nullement contraint d’agir indépendamment. » OSTROM propose d’analyser les conditions d’actions ensemble à partir de processus bien connus : la théorie de la firme et la théorie de l’État.

·               La théorie de la firme est basée sur l’hypothèse que lorsqu’un acteur découvre une opportunité économique, il dispose de la possibilité rationnelle d’impliquer un nombre optimum de partenaires dans un éventuelle processus de valorisation des ressources engagées par voie contractuelle, contrats qui établissent la dépendance des partenaires (par exemple, salariés) aux décisions de l’acteur (par exemple, entrepreneur). Les profits de l’entreprise reste acquis à l’entrepreneur. L’entrepreneur a un intérêt majeur à organiser le plus efficacement possible la firme afin de maximiser ses profits.

·               La théorie de l’État est basée sur l’hypothèse que, si le gouverneur dispose du monopole de l’usage de la force, il détient la possibilité d’imposer les organisations les plus efficaces de toutes les variétés humaines possibles d’activités. Un gouverneur sage imposera des organisations qui maximalisent le bien-être économique des gouvernés.

Dans les deux théories « la charge de l’organisation de l’action collective revient à un seul individu dont les bénéfices sont proportionnels au surplus généré. » Dans les deux cas, l’organisateur doit disposer des moyens de contrôle et de sanction nécessaires à la maintenance correcte de l’organisation fixée. Elles (les deux théories) expliquent (1) comment un nouveau dispositif institutionnel peut être obtenu ; (2) comment des engagements crédibles peuvent être pris ; (3) pourquoi une surveillance doit être fournie.

Trois problèmes : la mise en place, l’engagement et la surveillance

Les théories en cours font apparaître les problèmes que doivent résoudre les appropriateurs de biens communs afin d’instituer une organisation susceptible d’optimiser au mieux la ressource commune.

·      Le problème de la mise en place de l’organisation. « Les institutions sont demandées parce qu’elles améliorent le bien-être des acteurs rationnels. »

·      Le problème des engagements crédibles des appropriateurs envers l’organisation. « La question immédiate est qu’un groupe auto-organisé doit résoudre le problème de l’engagement sans autorité externe. »

·      Le problème de la surveillance mutuelle des appropriateurs les uns envers les autres. « De manière presque invariable la sanction est coûteuse pour celui qui l’impose, tandis que les bénéfices sont répartis entre les membres (Jon ELSTER). »

 

Une autre possibilité existe : la mise en place d’une entreprise publique qui gère le bien commun. Celle ci disposera de pouvoirs publics d’imposition, d’engagements et de poursuites, et fournira les biens collectifs.

Mise en place : Même si les gains étaient symétriques et que toutes les personnes étaient avantagées, de manière égale par les institutions, il existerait toujours une défaillance dans la mise en place étant donné que les institutions fourniraient un bien collectif et que des individus rationnels chercheraient à obtenir des bénéfices sans contrepartie. Les incitations à la défection saperaient les effets des incitations à organiser une solution au dilemme collectif. Elle est sujette aux problèmes d’incitation qu’elle est censée résoudre.

Sous l’impulsion d’une préoccupation relative aux institutions, nous rentrons donc dans le monde des comportementalistes. Nous essayons de comprendre comment la rationalité, de la part des individus, conduit à la cohérence au niveau de la société.

 

Engagement : comment un appropriateur peut-il s’engager de manière crédible à respecter un système alors que tout le monde sait que la tentation de rompre l’engagement sera extrêmement forte au cours des périodes à venir ? Personne ne veut être dupé et être le seul à tenir une promesse faite par tous.

La contrainte externe est une solution théorique fréquemment citée en réponse au problème de l’engagement, elle est cependant très difficile à organiser.

La question est cruciale : un groupe auto-organisé doit résoudre le problème de l’engagement sans autorité externe. I doit se motiver ou motiver ses agents à contrôler les activités et être prêt à engager des sanctions de manière à maintenir un niveau de conformité élevé.

Surveillance : En fait la prédiction habituelle est que les  appropriateurs ne contrôleront pas de manière mutuelle la conformité aux engagements. La question de la sanction est complexe ; il peut être collectivement important de sanctionner, mais que cela coûte à celui des membres qui prend la décision. IL peut être préférable pour chacun de rester passif. De manière presque invariable, la sanction est coûteuse pour celui qui l’impose tandis que ses bénéfices sont répartis entre les membres.

Sans surveillance crédible, il ne peut y avoir d’engagement crédible.

L’engagement et la surveillance sont étroitement liés, et la surveillance doit  produire des bénéfices privés pour le surveillant ainsi que des bénéfices conjoints pour les autres participants.

Dans certains cas, les surveillants sont allés jusqu’a représenter les appropriateurs dans les tribunaux.

Pour réussir il faut que les appropriateurs aient accès à des arènes locales bon marché pour résoudre les conflits. En négociant leur propre accord, les appropriateurs mettent généralement terme plus rapidement et à moindre coût à leurs conflits qu’en utilisant la voie judiciaire.

Ceux qui ont violé les règles : Huerta de Castellon.

25 000 opportunités de vol ont été modélisées. 200 ont été mises à exécution, 0,008%.

Les 2/3 de ceux qui reçurent une amende en moyenne étaient des « contrevenants occasionnels » et ne furent plus mentionnés dans le registre des sanctions les années suivantes. Parmi les récidivistes 41% furent impliqués dans 2 actions, 25% dans 3, 15% dans 4, 8% dans 5, et 12% dans plus de 5.

Certains théoriciens expriment que le système ne fonctionne que si le taux de conformité est égal à 100%. Parfois une seule dérive peut anéantir le collectif.

c  La réputation de tenir ses promesses, d’être honnête en affaires, d’être fiable constitue un actif précieux.

Statu quo ou changement ?

Changer les règles à un quelconque niveau d’analyse augmentera l’incertitude à laquelle les individus seront confrontés.

Les règles fournissent une stabilité sur le plan des attentes et les efforts visant à les modifier peuvent rapidement réduire cette stabilité.

Changer

La stratégie de base consiste à identifier les aspects de l’environnement physique, culturel et institutionnel qui sont susceptibles d’affecter la détermination des personnes qui seront impliquées dans une situation, des actions qu’elles pourront entreprendre et des coûts de ces actions, des résultats qui pourront être réalisés, de la manière dont les actions seront liées aux résultats, de l’information qui sera disponible du contrôle que les individus pourront exercer et des gains qui pourront être attribués à des combinaisons particulières d’actions et de résultats.

Pour organiser le changement, il est possible d’utiliser des « catalyseurs ». Ils peuvent travailler à casser les situations de méfiance réciproque. Il s furent nommés des « organisateurs institutionnels », furent formés de manière à pouvoir approcher les appropriateurs, et sur les techniques des biens. Ils ont pour mission non pas de mettre en œuvre une organisation préétablie mais de mettre sur pied des comités de travail locaux pour résoudre les problèmes particuliers. Ils permettent de contourner les incitations négatives conduisant à des résultats sous-optimaux, même lorsque des traditions de méfiance et d’animosité mutuelles ont été reproduites pendant plusieurs générations.

Un forum d’accès libre à tous est essentiel.

Après une construction collective, 98% des intervenants avaient le sentiment que l’équité était trouvée.

Les règles / les institutions:

Dans tous les cas, les participants ont bénéficié d’une autonomie considérable pour écrire leurs règles.

Pour construire il y a nécessité de tâches collectives, pour maintenir, il y a nécessité de tâches collectives, chacun doit contribuer aux efforts.

Tous les x ou y ans, les appropriateurs se réunissent pour élire leurs nouveaux représentants.

Le caractère démocratique et représentatif du système a fait preuve d’une remarquable stabilité compte tenu de la succession d’ères très différentes sur le plan politique environnante. Son fonctionnement est resté stable malgré tous les changements autour du système.

Le système de gestion peut permettre à certains de conserve leur propriété sur une partie du bien commun.

La fédération gestionnaire n’est pas la plus pertinente pour traiter des problèmes techniques, mais elle a un fort pouvoir mobilisateur qui permet de trouver les ressources pour les traiter.

Principes de conception communs aux institutions durables de ressources communes

  1. Des limites clairement définies
  2. La concordance entre les règles d’appropriation et de fourniture et les conditions locales
  3. Des dispositifs de choix collectif
  4. La surveillance
  5. Des sanctions graduelles
  6. Des mécanismes de résolution des conflits
  7. Une reconnaissance minimale des droits d’organisation
  8. Des entreprises imbriquées.

Les règles émettre des règles comprenant un des trois opérateurs déontiques : interdire, exiger, permettre.

Les droits de représentation évoluent lorsque le système évolue fortement.

Le système de règles imbriquées.

Les entités organisationnelles supérieures sont construites sur des unités plus petites organisées antérieurement.

Le succès dans la mise en place d’institutions de petite échelle initiales permet à un groupe de capitaliser sur le capital social ainsi créé pour s’attaquer à des problèmes  de plus grande ampleur au moyen de dispositifs institutionnels plus complexes. L’apprentissage est un processus incrémentiel et autotransformant.

Repères.

Il n’est pas possible, avec les méthodes actuelles, d’intégrer de telles complexités avec un seul modèle. (Alors que ce fut fait par les théoriciens ayant influencé les politiques)

Le piège intellectuel, si on se base exclusivement sur les modèles comme fondement pour l’analyse des politiques est, pour les chercheurs, de présumer qu’ils sont des observateurs omniscients capables de comprendre le fonctionnement de systèmes dynamiques complexes en créant des descriptions stylisées de certains aspects de ces systèmes.

La théorie du gouvernement mondial.

La théorie économique la plus moderne décrit un monde présidé par un gouvernement (et non par des gouvernements), et voit le monde avec les yeux d’un tel gouvernement.

Le gouvernement est supposé avoir la responsabilité, la volonté et le pouvoir de restructurer la société sous quelque forme que ce soit, être capable de maximiser le bien-être social. Comme la cavalerie américaine dans tout bon western, le gouvernement se tient prêt à voler à la rescousse des marchés à la moindre défaillance, et le rôle de l’économiste est de le conseiller sur le moment et la manière de faire. Les individus particuliers, par contre, sont considérés comme très peu capables, voire incapables, de résoudre des problèmes collectifs les concernant. Ceci produit une vue biaisée de certaines questions économiques et politiques importantes. Sudgen1986

 

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